Le Monde.fr - Eric Nunès
Un étrange camion orange entouré de larges bandes de velours rouge qui représentent les espaces que le chauffeur ne peut voir de son poste de conduite : cette mise en scène circule jusqu'à la fin décembre dans différents quartiers de Paris pour mettre en garde les cyclistes contre le danger des "angles morts". Ce problème de visibilité est en effet largement responsable des accidents mortels qui ont eu lieu dans la capitale cette année.
À chaque fois le même scénario se répète : "Un poids lourd s'engage pour un changement de direction sans apercevoir le vélo qui circule à son côté et c'est le drame", explique Annick Lepetit, députée (PS) et adjointe au maire de Paris chargée des déplacements, des transports. Elle devait lancer, lundi 1er décembre, une campagne de communication intitulée "Changeons de conduite. Partageons Paris" pour "un meilleur respect entre les usagers de l'espace public". Samedi 6 décembre, un des camions orange sera place Franz-Liszt, dans le Xe arrondissement.
Outre la sensibilisation sur le danger des angles morts, l'objectif est de rappeler aux usagers quelques "règles essentielles" de vigilance : garder un contact visuel avec le conducteur (si vous le voyez, il peut vous voir), ne jamais se porter à la hauteur des rétroviseurs d'un camion, ne pas le dépasser par la droite, ne jamais entreprendre un dépassement lorsqu'il manoeuvre et rester visible la nuit.
L'exercice vise également à inciter les utilisateurs de deux-roues à se mettre à la place du conducteur de poids lourd et inversement. "Paradoxalement, le cycliste a tendance à se sentir en sécurité lorsqu'il est à la hauteur de la cabine, à plus de 2 mètres des roues avant, explique un technicien de la voirie. C'est faux, car placé ainsi il ne pourra être vu. En revanche, s'il se maintient à un mètre des roues arrière, il est parfaitement visible pour le conducteur."
Entre 2001 et 2007, le trafic vélo dans la capitale a augmenté de 82 %, selon la Mairie de Paris, avec une accélération de 33 % entre 2006 et 2007. C'est avec l'arrivée du Vélib' que l'on note une forte augmentation des accidents mortels. En 2006, deux cyclistes avaient été tués dans la capitale. Le 15 juillet 2007, plus de 10 000 Vélib' étaient mis en circulation dans Paris, et, six mois plus tard, on comptait cinq décès de cyclistes dont un circulait sur un Vélib'.
2008 s'avère aussi meurtrière. Le 17 novembre, boulevard Massena, dans le 13e arrondissement, un camion-benne provoque la mort d'un cinquième cycliste en moins de onze mois. Depuis deux ans, dix personnes sont mortes à vélo, alors qu'il y avait eu seulement "14 cyclistes tués entre 1997 et 2006", indique la Mairie.
La sécurisation des transports "doux" (marche, vélo, rollers...) est une priorité pour la majorité municipale, qui a adopté, lors de la réunion du Conseil de Paris, lundi 24 novembre, la création de 200 kilomètres de réseau cyclable, soit une hausse de 50 % de l'existant d'ici à 2014. La Ville de Paris a aussi décidé de donner prochainement son feu vert à la circulation des vélos à contresens dans les rues où la vitesse de circulation est limitée à 30 km/heure.
"Il existe des rétroviseurs spéciaux, sans angles morts, rappelle Annick Lepetit. Nicolas Sarkozy, qui se dit concerné par les problèmes de sécurité routière, pourrait étudier de rendre obligatoire ce type d'équipement sur l'ensemble des poids lourds." "Une bonne idée", selon Manuel Marsetti de la Mutuelle des motards, qui rappelle que "la première cause d'accidents des deux-roues est le manque de détection des autres véhicules".
Quant à la RATP (Régie autonome des transports parisiens), qui partage 160 kilomètres de couloirs avec les pistes cyclables, elle explique que ses conducteurs sont sensibilisés au partage de la chaussée. Pourtant, le 2 mai, c'est à la suite d'un accident avec un bus qu'une jeune femme, roulant à Vélib', est décédée rue La Fayette.
lundi 1 décembre 2008
samedi 18 octobre 2008
Quand les américains pensent ''petit''
La Presse - Nicolas Bérubé
En vélo au royaume de l'automobile
Los Angeles - Faire du vélo à L.A., c'est choisir un monde parallèle d'où beaucoup de cyclistes ne sortent pas indemnes. Pour Stephen et Enci Box, le vélo est devenu un mode de vie.
La dernière fois qu'il a sorti son Volkswagen Westfalia, il y a deux ans, Stephen M. Box a senti que le moteur n'en n'avait plus pour longtemps.
Ce soir-là, il a stationné son véhicule dans le garage de son immeuble à logements, à Hollywood. Il a sorti ses effets personnels accumulés au fil des ans. Puis il a pris une décision surprenante et même héroïque à L.A.: ne pas s'acheter une autre voiture.
"Le Westfalia est encore là, dit M. Box. On va le visiter de temps en temps. C'est comme un petit musée pour nous. Un souvenir du temps où on avait besoin d'acheter de l'essence pour se déplacer."
Stephen Box et sa femme Enci se déplacent maintenant à vélo. À Los Angeles. Une ville grande comme un petit pays. Une ville où la voiture est si populaire qu'il n'est pas rare de frapper un bouchon de circulation en pleine nuit. Une ville où même les gens qui se promènent à pied sont suspects.
"L'autre jour, un conducteur a baissé sa fenêtre à m'a crié: "Hé! on n'est plus en Europe ici!", raconte M. Box. Je n'ai pas répondu. On s'habitue."
Du soleil toute l'année
Selon la carte météo de la région, L.A. devrait promouvoir le cyclisme. La ville compte en moyenne 329 journées de beau temps annuellement. Certains quartiers sont situés sur des côtes impressionnantes (Hollywood, Silverlake, Echo Park). Mais, de manière générale, Los Angeles est plat comme une pièce de 25 cents, et aussi facile à pédaler que les Pays-Bas.
Du moins en théorie. En pratique, ça se gâte. Les pistes cyclables sont difficiles à trouver. Elles ne relient pas les points importants de la ville. Les automobilistes sont toujours pressés et, jusqu'à ce que la loi soit modifiée cet été, toujours au cellulaire. Porter attention aux vélos autour d'eux ne figure pas dans leurs priorités.
Résultat: même si le prix élevé de l'essence a poussé des gens à prendre leur vélo plus souvent, cette année, le cyclisme reste une activité marginale dans la deuxième ville des États-Unis.
"Les gens n'ont pas une grande tradition de respect pour les cyclistes, explique Bill Rosendahl, conseiller à la Ville de Los Angeles. Maintenant, avec la crise de l'énergie, plusieurs citoyens commencent à aller au travail en vélo. C'est pourquoi il faut travailler ensemble et apprendre à partager la route."
Rouler dans la rue
Sur plus de 10 000 kilomètres de route dans le comté de L.A., à peine 700 sont dotés d'une piste cyclable, dont le quart est situé à l'extérieur des limites de la ville centre.
Le manque de pistes est si flagrant que la Ville permet aux cyclistes de rouler sur les trottoirs, souvent déserts, pourvu qu'ils n'aillent pas trop vite et ne mettent pas la sécurité des piétons en jeu.
Pour M. Box, qui tient un blogue sur le vélo (www.soapboxla.blogspot.com), même ces statistiques décevantes sont trompeuses. "Curieusement, ce sont les rues où il y a des pistes cyclables qui sont les pires. Vous avez les autos garées, les autobus, les voitures qui attentent qu'un stationnement se libère... C'est presque impossible de rouler sur la bande cyclable plus de deux minutes sans que quelqu'un ou quelque chose se mette dans votre chemin."
Lui a réglé la question: il roule dans la rue, en plein centre d'une voie, comme s'il conduisait une voiture.
"Los Angeles est la ville du "moi", dit-il. Les gens ne comprennent pas qu'un cycliste puisse rouler dans la rue, devant eux, devant leur auto! Ils vous regardent, lèvent les bras en l'air et font les gros yeux. Ils n'ont carrément jamais vu ça."
En tant que travailleur communautaire, M. Box doit se rendre aux quatre coins de la ville, souvent dans la même journée. Il dit faire facilement 50 kilomètres par jour, souvent plus. Il se rend à chaque réunion du conseil municipal et milite pour que la question du vélo soit mise à l'ordre du jour.
Par mesure de sécurité, sa femme et lui ont convenu de se donner un coup de fil chaque fois qu'ils arrivent à destination. "Comme ça, on sait que l'autre est en sécurité. Si ma femme ne m'appelle pas, je pars sur la route pour voir si ça va pour elle."
M. Box se fait insulter plusieurs fois par semaine. "Get a car!" est l'insulte la plus courante. D'autres conducteurs lui crient: "Allez vous-en sur le trottoir!". "Ils ne savent pas que nous avons le droit d'être sur la route", conclut-il.
En vélo au royaume de l'automobile
Los Angeles - Faire du vélo à L.A., c'est choisir un monde parallèle d'où beaucoup de cyclistes ne sortent pas indemnes. Pour Stephen et Enci Box, le vélo est devenu un mode de vie.
La dernière fois qu'il a sorti son Volkswagen Westfalia, il y a deux ans, Stephen M. Box a senti que le moteur n'en n'avait plus pour longtemps.
Ce soir-là, il a stationné son véhicule dans le garage de son immeuble à logements, à Hollywood. Il a sorti ses effets personnels accumulés au fil des ans. Puis il a pris une décision surprenante et même héroïque à L.A.: ne pas s'acheter une autre voiture.
"Le Westfalia est encore là, dit M. Box. On va le visiter de temps en temps. C'est comme un petit musée pour nous. Un souvenir du temps où on avait besoin d'acheter de l'essence pour se déplacer."
Stephen Box et sa femme Enci se déplacent maintenant à vélo. À Los Angeles. Une ville grande comme un petit pays. Une ville où la voiture est si populaire qu'il n'est pas rare de frapper un bouchon de circulation en pleine nuit. Une ville où même les gens qui se promènent à pied sont suspects.
"L'autre jour, un conducteur a baissé sa fenêtre à m'a crié: "Hé! on n'est plus en Europe ici!", raconte M. Box. Je n'ai pas répondu. On s'habitue."
Du soleil toute l'année
Selon la carte météo de la région, L.A. devrait promouvoir le cyclisme. La ville compte en moyenne 329 journées de beau temps annuellement. Certains quartiers sont situés sur des côtes impressionnantes (Hollywood, Silverlake, Echo Park). Mais, de manière générale, Los Angeles est plat comme une pièce de 25 cents, et aussi facile à pédaler que les Pays-Bas.
Du moins en théorie. En pratique, ça se gâte. Les pistes cyclables sont difficiles à trouver. Elles ne relient pas les points importants de la ville. Les automobilistes sont toujours pressés et, jusqu'à ce que la loi soit modifiée cet été, toujours au cellulaire. Porter attention aux vélos autour d'eux ne figure pas dans leurs priorités.
Résultat: même si le prix élevé de l'essence a poussé des gens à prendre leur vélo plus souvent, cette année, le cyclisme reste une activité marginale dans la deuxième ville des États-Unis.
"Les gens n'ont pas une grande tradition de respect pour les cyclistes, explique Bill Rosendahl, conseiller à la Ville de Los Angeles. Maintenant, avec la crise de l'énergie, plusieurs citoyens commencent à aller au travail en vélo. C'est pourquoi il faut travailler ensemble et apprendre à partager la route."
Rouler dans la rue
Sur plus de 10 000 kilomètres de route dans le comté de L.A., à peine 700 sont dotés d'une piste cyclable, dont le quart est situé à l'extérieur des limites de la ville centre.
Le manque de pistes est si flagrant que la Ville permet aux cyclistes de rouler sur les trottoirs, souvent déserts, pourvu qu'ils n'aillent pas trop vite et ne mettent pas la sécurité des piétons en jeu.
Pour M. Box, qui tient un blogue sur le vélo (www.soapboxla.blogspot.com), même ces statistiques décevantes sont trompeuses. "Curieusement, ce sont les rues où il y a des pistes cyclables qui sont les pires. Vous avez les autos garées, les autobus, les voitures qui attentent qu'un stationnement se libère... C'est presque impossible de rouler sur la bande cyclable plus de deux minutes sans que quelqu'un ou quelque chose se mette dans votre chemin."
Lui a réglé la question: il roule dans la rue, en plein centre d'une voie, comme s'il conduisait une voiture.
"Los Angeles est la ville du "moi", dit-il. Les gens ne comprennent pas qu'un cycliste puisse rouler dans la rue, devant eux, devant leur auto! Ils vous regardent, lèvent les bras en l'air et font les gros yeux. Ils n'ont carrément jamais vu ça."
En tant que travailleur communautaire, M. Box doit se rendre aux quatre coins de la ville, souvent dans la même journée. Il dit faire facilement 50 kilomètres par jour, souvent plus. Il se rend à chaque réunion du conseil municipal et milite pour que la question du vélo soit mise à l'ordre du jour.
Par mesure de sécurité, sa femme et lui ont convenu de se donner un coup de fil chaque fois qu'ils arrivent à destination. "Comme ça, on sait que l'autre est en sécurité. Si ma femme ne m'appelle pas, je pars sur la route pour voir si ça va pour elle."
M. Box se fait insulter plusieurs fois par semaine. "Get a car!" est l'insulte la plus courante. D'autres conducteurs lui crient: "Allez vous-en sur le trottoir!". "Ils ne savent pas que nous avons le droit d'être sur la route", conclut-il.
mardi 23 septembre 2008
Des cyclistes mettent leur vie en danger
Le Reflet du Lac - Patricia Tremblay (Tribune libre)
Plus d'une fois je me suis retrouvée dans la voie inverse parce qu'un cycliste se trouvait presque au milieu de la voie de droite. (Pourquoi les cyclistes n'utilisent pas les pistes cyclables? 14 septembre 2008). Plusieurs cyclistes empruntent le chemin d'Austin qui, soit dit en passant, est dangereux pour eux. Ils se foutent complètement des automobilistes qui risquent des accidents pour les laisser monter une côte ou la descendre Il n'y a pas encore assez de pistes cyclables en Estrie, il faut en plus qu'ils roulent dans le chemin. Tout bien considéré, ils mettent leur vie en danger et la nôtre aussi...
Plus d'une fois je me suis retrouvée dans la voie inverse parce qu'un cycliste se trouvait presque au milieu de la voie de droite. (Pourquoi les cyclistes n'utilisent pas les pistes cyclables? 14 septembre 2008). Plusieurs cyclistes empruntent le chemin d'Austin qui, soit dit en passant, est dangereux pour eux. Ils se foutent complètement des automobilistes qui risquent des accidents pour les laisser monter une côte ou la descendre Il n'y a pas encore assez de pistes cyclables en Estrie, il faut en plus qu'ils roulent dans le chemin. Tout bien considéré, ils mettent leur vie en danger et la nôtre aussi...
lundi 22 septembre 2008
Les cyclistes font partie de la circulation
Le Reflet du Lac - Michael Sanderson (Tribune libre)
La raison qu'on roule sur les grandes routes, c'est parce qu'un vélo de route ne roule pas bien sur la poussière de roche. (Pourquoi les cyclistes n'utilisent pas les pistes cyclables?, 14 septembre 2008). Ils sont conçus pour l'asphalte, alors, ils ne peuvent pas rouler sur l'accotement en gravier, non plus. Un pneu de vélo de route est large de 20-25 millimètres seulement. D'ailleurs, nous cherchons des routes les moins achalandées que possible, mais parfois, il n'y a pas d'option. Le vélo a accès à toutes chaussées avec une vitesse jusqu'a 90km/h. Des cyclistes ne bloquent pas les autos, ils font partie de la circulation.
La raison qu'on roule sur les grandes routes, c'est parce qu'un vélo de route ne roule pas bien sur la poussière de roche. (Pourquoi les cyclistes n'utilisent pas les pistes cyclables?, 14 septembre 2008). Ils sont conçus pour l'asphalte, alors, ils ne peuvent pas rouler sur l'accotement en gravier, non plus. Un pneu de vélo de route est large de 20-25 millimètres seulement. D'ailleurs, nous cherchons des routes les moins achalandées que possible, mais parfois, il n'y a pas d'option. Le vélo a accès à toutes chaussées avec une vitesse jusqu'a 90km/h. Des cyclistes ne bloquent pas les autos, ils font partie de la circulation.
dimanche 14 septembre 2008
Pourquoi les cyclistes n'utilisent pas les pistes cyclables?
Le Reflet du Lac - Francis Gagnon (Tribune libre)
Je suis d'accord qu'il y ait un manque de civisme de la part des automobilistes au Québec. (Un cycliste réclame la courtoisie sur les routes). Mais, je me demande, pourquoi les cyclistes circulent sur des routes provinciales (à 80 ou 90 km/h) comme la 245, au lieu d'utiliser les pistes cyclables, qui leur sont exclusives et que nos taxes paient. En passant, il y a plus de 4000 km de voies cyclables au Québec.
Je suis d'accord qu'il y ait un manque de civisme de la part des automobilistes au Québec. (Un cycliste réclame la courtoisie sur les routes). Mais, je me demande, pourquoi les cyclistes circulent sur des routes provinciales (à 80 ou 90 km/h) comme la 245, au lieu d'utiliser les pistes cyclables, qui leur sont exclusives et que nos taxes paient. En passant, il y a plus de 4000 km de voies cyclables au Québec.
mardi 26 août 2008
Un cycliste réclame la courtoisie sur les routes
Le Reflet du Lac - Dany Jacques
Ce Magogois n'en peut plus. « Je suis tanné d'avoir peur pour ma vie. C'est inacceptable de se faire coller le guidon par un véhicule qui circule à 80 km/h », peste-t-il.
Michaël Sanderson déplore cette situation qui empire année après année. Il ne comprend pas qu'une belle région comme Memphrémagog, qui attire des touristes et des cyclistes pour la beauté de ses paysages, les éloignent par le comportement irrespectueux de ses automobilistes. Il aimerait obtenir le même respect que sur les routes ontariennes et de la Nouvelle-Angleterre.
Ce cycliste rappelle un incident qui aurait pu mal tourner. En circulant sur la route 245 entre Eastman et Bolton-Est, un camionneur a volontairement bifurqué vers sa droite pour frôler le cycliste qui a réussi à l'éviter en roulant sur l'accotement de gravier. « C'est épouvantable et très dangereux. Il n'avait même pas de voiture en sens inverse. De plus, il n'a même pas eu le courage de me parler lorsque je l'ai rencontré un peu plus loin », déplore-t-il.
M. Sanderson n'apprécie pas les camionneurs en général, mais souligne la courtoisie des conducteurs de la compagnie Excavations Hutchins. « Je me suis rendu à leur bureau pour les féliciter, mais je ne peux pas en dire autant de toutes les autres entreprises œuvrant dans le même domaine », signale-t-il. Il demande tout simplement un peu de patience de la part des automobilistes trop pressés. 20 secondes d'attente peuvent sauver une vie et éviter bien de tracas en cas d'accident.
Le Code de la sécurité routière oblige d'ailleurs les automobilistes à emprunter la voie opposée pour doubler un cycliste. La règle dicte aussi de ralentir ou d'arrêter en attendant de dépasser un cycliste de façon sécuritaire si un automobiliste ne peut s'engager dans la voie opposée.
À l'inverse, les engagements du cycliste consistent à respecter le Code de la sécurité routière, à partager la route avec les automobilistes avec courtoisie ainsi qu'à rouler à l'extrême droite de la chaussée dans le même sens que les véhicules à moteur.
mardi 5 août 2008
La sécurité routière à vélo
Le Nouvelliste - Elizabeth Marineau
Contrevenants par ignorance
La Sécurité publique de Trois-Rivières incite à la vigilance
Trois-Rivières - Ils traversent aux feux rouges, roulent, invincibles, les écouteurs dans les oreilles, oublient de signaler leurs intentions... Chaque année, les utilisateurs des voies cyclables sont témoins de comportements qui violent le code de la sécurité routière. La plupart du temps, les contrevenants eux-mêmes ignorent qu'ils sont en train d'enfreindre la règlementation, et dans la pire des cas, ils en font fi, se croyant à l'abri des infractions et des sanctions.
Année après année, c'est la même rengaine. "Il y a beaucoup de gens qui ne sont pas au fait que ce type d'infractions existe, indique l'agent Michel Letarte, porte-parole de la sécurité publique de Trois-Rivières. J'ai croisé ce midi un cycliste qui traversait la rue Bellefeuille pour aller au centre commercial. De un, il n'a pas fait son arrêt obligatoire, il a continué son chemin. De deux, il avait un baladeur sur les oreilles. Je l'ai interpellé, et il a vraiment été surpris d'apprendre ça", raconte l'agent. "Je pense qu'en quelque part, les gens en sont conscients, mais chez certaines personnes, il s'agit plutôt d'insouciance", ajoute-t-il.
De fait, plusieurs infractions au Code de la sécurité routière sont les mêmes tant pour les automobilistes que les cyclistes et autres utilisateurs des voies cyclables. La 5e édition du Guide de sécurité à vélo, disponible gratuitement dans tous les bureaux de la Société de l'assurance automobile du Québec, mentionne notamment les infractions suivantes: circuler sur un trottoir, circuler en sens inverse de la circulation, circuler avec des écouteurs ou un baladeur, omettre de signaler ses intentions (arrêt et virage) et omettre de tenir constamment le guidon. Dans tous les cas, le non-respect de ces points entraîne des pénalités de 15 à 30 $. D'autres types d'infractions peuvent également entraîner la perte de points d'inaptitude au permis de conduire.
Pour le moment, il est impossible de connaître le nombre d'infractions que les policiers ont distribué sur le territoire de Trois-Rivières aux contrevenants à vélo. Aussi l'agent Letarte affirme qu'une certaine tolérance est exercée par les policiers. "On n'ira pas à la chasse aux contrevenants à vélo, mais ça fait partie du travail, précise-t-il. Des agents sont attitrés à l'application de la réglementation pour la sécurité routière. Il arrive que des constats d'infraction soient émis à des cyclistes qui ne respectent pas la réglementation." L'agent prend l'exemple de l'équipement de visibilité obligatoire: "Pour être conforme, une bicyclette doit être munie des réflecteurs et des phares lorsque les gens circulent le soir et la nuit. En ce qui concerne l'application, on voit rarement un policier arrêter quelqu'un parce qu'il n'a pas son phare blanc... C'est une question de responsabilité; on essaie plus de responsabiliser les gens face à leurs obligations", mentionne-t-il.
Ainsi, l'agent Letarte croit qu'il faut miser sur la sensibilisation plutôt que d'entamer des mesures répressives. Dans cette optique, il rappelle la présence de la patrouille à vélo, des civils présents entre autres sur la piste cyclable qui sévissent par le biais de l'information, n'ayant pas le pouvoir d'émettre des contraventions. "Ils parlent beaucoup avec les cyclistes pour leur donner des consignes et les conseils d'usage pour la sécurité routière à vélo. Ils les incitent à respecter la réglementation, font aussi de la prévention, ont un rôle d'assistance lorsque le besoin est là. Dans les cas extrêmes, ils font appel à nos services, car ils sont en lien avec nous", explique le porte-parole.
L'agent enjoint donc à la vigilance réfléchie. "Il ne faut pas ne pas faire quelque chose juste au cas où la police serait sur le coin de la rue à vous surveiller. Il ne faut pas se dire: "Je fais mon arrêt parce que si je ne le fais pas, la police qui est sur le coin va m'arrêter". C'est plutôt: "Je fais mon arrêt, car si je ne le fais pas, je vais couper la route à quelqu'un et peut-être causer un accident"", conclut-il.
Contrevenants par ignorance
La Sécurité publique de Trois-Rivières incite à la vigilance
Trois-Rivières - Ils traversent aux feux rouges, roulent, invincibles, les écouteurs dans les oreilles, oublient de signaler leurs intentions... Chaque année, les utilisateurs des voies cyclables sont témoins de comportements qui violent le code de la sécurité routière. La plupart du temps, les contrevenants eux-mêmes ignorent qu'ils sont en train d'enfreindre la règlementation, et dans la pire des cas, ils en font fi, se croyant à l'abri des infractions et des sanctions.
Année après année, c'est la même rengaine. "Il y a beaucoup de gens qui ne sont pas au fait que ce type d'infractions existe, indique l'agent Michel Letarte, porte-parole de la sécurité publique de Trois-Rivières. J'ai croisé ce midi un cycliste qui traversait la rue Bellefeuille pour aller au centre commercial. De un, il n'a pas fait son arrêt obligatoire, il a continué son chemin. De deux, il avait un baladeur sur les oreilles. Je l'ai interpellé, et il a vraiment été surpris d'apprendre ça", raconte l'agent. "Je pense qu'en quelque part, les gens en sont conscients, mais chez certaines personnes, il s'agit plutôt d'insouciance", ajoute-t-il.
De fait, plusieurs infractions au Code de la sécurité routière sont les mêmes tant pour les automobilistes que les cyclistes et autres utilisateurs des voies cyclables. La 5e édition du Guide de sécurité à vélo, disponible gratuitement dans tous les bureaux de la Société de l'assurance automobile du Québec, mentionne notamment les infractions suivantes: circuler sur un trottoir, circuler en sens inverse de la circulation, circuler avec des écouteurs ou un baladeur, omettre de signaler ses intentions (arrêt et virage) et omettre de tenir constamment le guidon. Dans tous les cas, le non-respect de ces points entraîne des pénalités de 15 à 30 $. D'autres types d'infractions peuvent également entraîner la perte de points d'inaptitude au permis de conduire.
Pour le moment, il est impossible de connaître le nombre d'infractions que les policiers ont distribué sur le territoire de Trois-Rivières aux contrevenants à vélo. Aussi l'agent Letarte affirme qu'une certaine tolérance est exercée par les policiers. "On n'ira pas à la chasse aux contrevenants à vélo, mais ça fait partie du travail, précise-t-il. Des agents sont attitrés à l'application de la réglementation pour la sécurité routière. Il arrive que des constats d'infraction soient émis à des cyclistes qui ne respectent pas la réglementation." L'agent prend l'exemple de l'équipement de visibilité obligatoire: "Pour être conforme, une bicyclette doit être munie des réflecteurs et des phares lorsque les gens circulent le soir et la nuit. En ce qui concerne l'application, on voit rarement un policier arrêter quelqu'un parce qu'il n'a pas son phare blanc... C'est une question de responsabilité; on essaie plus de responsabiliser les gens face à leurs obligations", mentionne-t-il.
Ainsi, l'agent Letarte croit qu'il faut miser sur la sensibilisation plutôt que d'entamer des mesures répressives. Dans cette optique, il rappelle la présence de la patrouille à vélo, des civils présents entre autres sur la piste cyclable qui sévissent par le biais de l'information, n'ayant pas le pouvoir d'émettre des contraventions. "Ils parlent beaucoup avec les cyclistes pour leur donner des consignes et les conseils d'usage pour la sécurité routière à vélo. Ils les incitent à respecter la réglementation, font aussi de la prévention, ont un rôle d'assistance lorsque le besoin est là. Dans les cas extrêmes, ils font appel à nos services, car ils sont en lien avec nous", explique le porte-parole.
L'agent enjoint donc à la vigilance réfléchie. "Il ne faut pas ne pas faire quelque chose juste au cas où la police serait sur le coin de la rue à vous surveiller. Il ne faut pas se dire: "Je fais mon arrêt parce que si je ne le fais pas, la police qui est sur le coin va m'arrêter". C'est plutôt: "Je fais mon arrêt, car si je ne le fais pas, je vais couper la route à quelqu'un et peut-être causer un accident"", conclut-il.