La plupart des lois et règles de civisme sont mal connues des cyclistes et des automobilistes, donc mon but est d’informer les gens sur la sécurité des cyclistes sur la route afin que tous les usagers de la route puissent circuler en toute quiétude.
Dépassement
Les cyclistes font habituellement tout ce qui est en leur possible pour rouler sur la ligne blanche à droite de la chaussée ou sur l’accotement si les conditions le permettent. Cependant, il se peut qu’ils dévient de leur trajectoire pour plusieurs raisons. Les importants vents latéraux à environ 30 km/h peuvent avoir une incidence assez importante sur un cycliste. Également, si vous trouvez que l’état de la chaussée est lamentable au Québec, dites-vous bien qu’avec des pneus d’une largeur de 23 mm en moyenne et une pression de 100 psi, les cyclistes ne peuvent pas se permettre de rouler dans les trous, les fissures de la route et les trous d’égouts sous peine d’avoir une crevaison, de briser leur monture ou de chuter. Les accotements (lorsqu’ils ne sont pas en gravier) sont souvent parsemés de débris et de roches qui ne permettent pas de rouler sur celles-ci. Les animaux morts, les voitures stationnées et les marcheurs au bord de la route sont d’autres raisons pour lesquelles les automobilistes devraient garder leur distance lors d’un dépassement.
Selon le code la sécurité routière article #341, le conducteur d'un véhicule routier ne peut dépasser une bicyclette à l'intérieur de la même voie de circulation que s'il y a un espace suffisant pour permettre le dépassement sans danger. Comme pour un tracteur de ferme ou véhicule routier muni d'un panneau avertisseur de circulation lente, il est permis de franchir une ligne continue pour dépasser un cycliste. Il faut également éviter à tout prix de dépasser un véhicule lorsqu’un cycliste vient en sens inverse même lorsque la voie le permet. Malheureusement, très peu d’automobilistes connaissent cette loi. Il faut donc, demeurer vigilant envers les cyclistes en tout temps.
Diminuer légèrement sa vitesse et attendre que la voie dans l’autre sens soit libre pour laisser plus d’espace au cycliste est une manière très sécuritaire qui ne prendra pas beaucoup plus de temps et assurera une meilleure sécurité au cycliste. Pour avoir rouler à plusieurs endroits en Amérique du Nord, nous avons rien à envier à personne sur ce plan. Ailleurs les automobilistes n’hésitent pas à attendre plusieurs minutes derrière les cyclistes jusqu'à ce que l’autre voie soit libre et qu’ils voient assez loin devant pour faire un dépassement sécuritaire.
Il faut également admettre que les cyclistes peuvent avoir leurs torts. En groupe, dans le but de favoriser les dépassements dans la voie à contresens, il est interdit de rouler en groupe de plus de 15 personnes.
Pourquoi pas sur les pistes cyclables?
Les gens qui font du vélo de route ne sont pas munis d’un vélo qui leur permet de rouler sur les pistes cyclables avec une surface en poussière de roches comme nous l’avons vu précédemment. Pour ce qui est des voies cyclables asphaltées, généralement elles s’adressent à une clientèle familiale qui cherche l’agrément plutôt que la performance. Ce ne serait pas du tout sécuritaire que des cyclistes roulant à 35 km/h côtoient une famille avec des enfants roulant à environ 10 km/h. Également, les voies cyclables sont souvent traversées par des routes et nécessitent des arrêts fréquents, ce que ne recherche vraiment pas les cyclistes de route. C’est donc pour ces raisons que les cyclistes de route utilisent la route.
C'est ainsi que je conclue ma première chronique. Je vous invite à me faire part de vos commentaires. Les prochains sujets seront le vélo en ville et à la noirceur.
dimanche 7 décembre 2008
lundi 1 décembre 2008
Vélos : le danger des "angles morts"
Le Monde.fr - Eric Nunès
Un étrange camion orange entouré de larges bandes de velours rouge qui représentent les espaces que le chauffeur ne peut voir de son poste de conduite : cette mise en scène circule jusqu'à la fin décembre dans différents quartiers de Paris pour mettre en garde les cyclistes contre le danger des "angles morts". Ce problème de visibilité est en effet largement responsable des accidents mortels qui ont eu lieu dans la capitale cette année.
À chaque fois le même scénario se répète : "Un poids lourd s'engage pour un changement de direction sans apercevoir le vélo qui circule à son côté et c'est le drame", explique Annick Lepetit, députée (PS) et adjointe au maire de Paris chargée des déplacements, des transports. Elle devait lancer, lundi 1er décembre, une campagne de communication intitulée "Changeons de conduite. Partageons Paris" pour "un meilleur respect entre les usagers de l'espace public". Samedi 6 décembre, un des camions orange sera place Franz-Liszt, dans le Xe arrondissement.
Outre la sensibilisation sur le danger des angles morts, l'objectif est de rappeler aux usagers quelques "règles essentielles" de vigilance : garder un contact visuel avec le conducteur (si vous le voyez, il peut vous voir), ne jamais se porter à la hauteur des rétroviseurs d'un camion, ne pas le dépasser par la droite, ne jamais entreprendre un dépassement lorsqu'il manoeuvre et rester visible la nuit.
L'exercice vise également à inciter les utilisateurs de deux-roues à se mettre à la place du conducteur de poids lourd et inversement. "Paradoxalement, le cycliste a tendance à se sentir en sécurité lorsqu'il est à la hauteur de la cabine, à plus de 2 mètres des roues avant, explique un technicien de la voirie. C'est faux, car placé ainsi il ne pourra être vu. En revanche, s'il se maintient à un mètre des roues arrière, il est parfaitement visible pour le conducteur."
Entre 2001 et 2007, le trafic vélo dans la capitale a augmenté de 82 %, selon la Mairie de Paris, avec une accélération de 33 % entre 2006 et 2007. C'est avec l'arrivée du Vélib' que l'on note une forte augmentation des accidents mortels. En 2006, deux cyclistes avaient été tués dans la capitale. Le 15 juillet 2007, plus de 10 000 Vélib' étaient mis en circulation dans Paris, et, six mois plus tard, on comptait cinq décès de cyclistes dont un circulait sur un Vélib'.
2008 s'avère aussi meurtrière. Le 17 novembre, boulevard Massena, dans le 13e arrondissement, un camion-benne provoque la mort d'un cinquième cycliste en moins de onze mois. Depuis deux ans, dix personnes sont mortes à vélo, alors qu'il y avait eu seulement "14 cyclistes tués entre 1997 et 2006", indique la Mairie.
La sécurisation des transports "doux" (marche, vélo, rollers...) est une priorité pour la majorité municipale, qui a adopté, lors de la réunion du Conseil de Paris, lundi 24 novembre, la création de 200 kilomètres de réseau cyclable, soit une hausse de 50 % de l'existant d'ici à 2014. La Ville de Paris a aussi décidé de donner prochainement son feu vert à la circulation des vélos à contresens dans les rues où la vitesse de circulation est limitée à 30 km/heure.
"Il existe des rétroviseurs spéciaux, sans angles morts, rappelle Annick Lepetit. Nicolas Sarkozy, qui se dit concerné par les problèmes de sécurité routière, pourrait étudier de rendre obligatoire ce type d'équipement sur l'ensemble des poids lourds." "Une bonne idée", selon Manuel Marsetti de la Mutuelle des motards, qui rappelle que "la première cause d'accidents des deux-roues est le manque de détection des autres véhicules".
Quant à la RATP (Régie autonome des transports parisiens), qui partage 160 kilomètres de couloirs avec les pistes cyclables, elle explique que ses conducteurs sont sensibilisés au partage de la chaussée. Pourtant, le 2 mai, c'est à la suite d'un accident avec un bus qu'une jeune femme, roulant à Vélib', est décédée rue La Fayette.
Un étrange camion orange entouré de larges bandes de velours rouge qui représentent les espaces que le chauffeur ne peut voir de son poste de conduite : cette mise en scène circule jusqu'à la fin décembre dans différents quartiers de Paris pour mettre en garde les cyclistes contre le danger des "angles morts". Ce problème de visibilité est en effet largement responsable des accidents mortels qui ont eu lieu dans la capitale cette année.
À chaque fois le même scénario se répète : "Un poids lourd s'engage pour un changement de direction sans apercevoir le vélo qui circule à son côté et c'est le drame", explique Annick Lepetit, députée (PS) et adjointe au maire de Paris chargée des déplacements, des transports. Elle devait lancer, lundi 1er décembre, une campagne de communication intitulée "Changeons de conduite. Partageons Paris" pour "un meilleur respect entre les usagers de l'espace public". Samedi 6 décembre, un des camions orange sera place Franz-Liszt, dans le Xe arrondissement.
Outre la sensibilisation sur le danger des angles morts, l'objectif est de rappeler aux usagers quelques "règles essentielles" de vigilance : garder un contact visuel avec le conducteur (si vous le voyez, il peut vous voir), ne jamais se porter à la hauteur des rétroviseurs d'un camion, ne pas le dépasser par la droite, ne jamais entreprendre un dépassement lorsqu'il manoeuvre et rester visible la nuit.
L'exercice vise également à inciter les utilisateurs de deux-roues à se mettre à la place du conducteur de poids lourd et inversement. "Paradoxalement, le cycliste a tendance à se sentir en sécurité lorsqu'il est à la hauteur de la cabine, à plus de 2 mètres des roues avant, explique un technicien de la voirie. C'est faux, car placé ainsi il ne pourra être vu. En revanche, s'il se maintient à un mètre des roues arrière, il est parfaitement visible pour le conducteur."
Entre 2001 et 2007, le trafic vélo dans la capitale a augmenté de 82 %, selon la Mairie de Paris, avec une accélération de 33 % entre 2006 et 2007. C'est avec l'arrivée du Vélib' que l'on note une forte augmentation des accidents mortels. En 2006, deux cyclistes avaient été tués dans la capitale. Le 15 juillet 2007, plus de 10 000 Vélib' étaient mis en circulation dans Paris, et, six mois plus tard, on comptait cinq décès de cyclistes dont un circulait sur un Vélib'.
2008 s'avère aussi meurtrière. Le 17 novembre, boulevard Massena, dans le 13e arrondissement, un camion-benne provoque la mort d'un cinquième cycliste en moins de onze mois. Depuis deux ans, dix personnes sont mortes à vélo, alors qu'il y avait eu seulement "14 cyclistes tués entre 1997 et 2006", indique la Mairie.
La sécurisation des transports "doux" (marche, vélo, rollers...) est une priorité pour la majorité municipale, qui a adopté, lors de la réunion du Conseil de Paris, lundi 24 novembre, la création de 200 kilomètres de réseau cyclable, soit une hausse de 50 % de l'existant d'ici à 2014. La Ville de Paris a aussi décidé de donner prochainement son feu vert à la circulation des vélos à contresens dans les rues où la vitesse de circulation est limitée à 30 km/heure.
"Il existe des rétroviseurs spéciaux, sans angles morts, rappelle Annick Lepetit. Nicolas Sarkozy, qui se dit concerné par les problèmes de sécurité routière, pourrait étudier de rendre obligatoire ce type d'équipement sur l'ensemble des poids lourds." "Une bonne idée", selon Manuel Marsetti de la Mutuelle des motards, qui rappelle que "la première cause d'accidents des deux-roues est le manque de détection des autres véhicules".
Quant à la RATP (Régie autonome des transports parisiens), qui partage 160 kilomètres de couloirs avec les pistes cyclables, elle explique que ses conducteurs sont sensibilisés au partage de la chaussée. Pourtant, le 2 mai, c'est à la suite d'un accident avec un bus qu'une jeune femme, roulant à Vélib', est décédée rue La Fayette.
samedi 18 octobre 2008
Quand les américains pensent ''petit''
La Presse - Nicolas Bérubé
En vélo au royaume de l'automobile
Los Angeles - Faire du vélo à L.A., c'est choisir un monde parallèle d'où beaucoup de cyclistes ne sortent pas indemnes. Pour Stephen et Enci Box, le vélo est devenu un mode de vie.
La dernière fois qu'il a sorti son Volkswagen Westfalia, il y a deux ans, Stephen M. Box a senti que le moteur n'en n'avait plus pour longtemps.
Ce soir-là, il a stationné son véhicule dans le garage de son immeuble à logements, à Hollywood. Il a sorti ses effets personnels accumulés au fil des ans. Puis il a pris une décision surprenante et même héroïque à L.A.: ne pas s'acheter une autre voiture.
"Le Westfalia est encore là, dit M. Box. On va le visiter de temps en temps. C'est comme un petit musée pour nous. Un souvenir du temps où on avait besoin d'acheter de l'essence pour se déplacer."
Stephen Box et sa femme Enci se déplacent maintenant à vélo. À Los Angeles. Une ville grande comme un petit pays. Une ville où la voiture est si populaire qu'il n'est pas rare de frapper un bouchon de circulation en pleine nuit. Une ville où même les gens qui se promènent à pied sont suspects.
"L'autre jour, un conducteur a baissé sa fenêtre à m'a crié: "Hé! on n'est plus en Europe ici!", raconte M. Box. Je n'ai pas répondu. On s'habitue."
Du soleil toute l'année
Selon la carte météo de la région, L.A. devrait promouvoir le cyclisme. La ville compte en moyenne 329 journées de beau temps annuellement. Certains quartiers sont situés sur des côtes impressionnantes (Hollywood, Silverlake, Echo Park). Mais, de manière générale, Los Angeles est plat comme une pièce de 25 cents, et aussi facile à pédaler que les Pays-Bas.
Du moins en théorie. En pratique, ça se gâte. Les pistes cyclables sont difficiles à trouver. Elles ne relient pas les points importants de la ville. Les automobilistes sont toujours pressés et, jusqu'à ce que la loi soit modifiée cet été, toujours au cellulaire. Porter attention aux vélos autour d'eux ne figure pas dans leurs priorités.
Résultat: même si le prix élevé de l'essence a poussé des gens à prendre leur vélo plus souvent, cette année, le cyclisme reste une activité marginale dans la deuxième ville des États-Unis.
"Les gens n'ont pas une grande tradition de respect pour les cyclistes, explique Bill Rosendahl, conseiller à la Ville de Los Angeles. Maintenant, avec la crise de l'énergie, plusieurs citoyens commencent à aller au travail en vélo. C'est pourquoi il faut travailler ensemble et apprendre à partager la route."
Rouler dans la rue
Sur plus de 10 000 kilomètres de route dans le comté de L.A., à peine 700 sont dotés d'une piste cyclable, dont le quart est situé à l'extérieur des limites de la ville centre.
Le manque de pistes est si flagrant que la Ville permet aux cyclistes de rouler sur les trottoirs, souvent déserts, pourvu qu'ils n'aillent pas trop vite et ne mettent pas la sécurité des piétons en jeu.
Pour M. Box, qui tient un blogue sur le vélo (www.soapboxla.blogspot.com), même ces statistiques décevantes sont trompeuses. "Curieusement, ce sont les rues où il y a des pistes cyclables qui sont les pires. Vous avez les autos garées, les autobus, les voitures qui attentent qu'un stationnement se libère... C'est presque impossible de rouler sur la bande cyclable plus de deux minutes sans que quelqu'un ou quelque chose se mette dans votre chemin."
Lui a réglé la question: il roule dans la rue, en plein centre d'une voie, comme s'il conduisait une voiture.
"Los Angeles est la ville du "moi", dit-il. Les gens ne comprennent pas qu'un cycliste puisse rouler dans la rue, devant eux, devant leur auto! Ils vous regardent, lèvent les bras en l'air et font les gros yeux. Ils n'ont carrément jamais vu ça."
En tant que travailleur communautaire, M. Box doit se rendre aux quatre coins de la ville, souvent dans la même journée. Il dit faire facilement 50 kilomètres par jour, souvent plus. Il se rend à chaque réunion du conseil municipal et milite pour que la question du vélo soit mise à l'ordre du jour.
Par mesure de sécurité, sa femme et lui ont convenu de se donner un coup de fil chaque fois qu'ils arrivent à destination. "Comme ça, on sait que l'autre est en sécurité. Si ma femme ne m'appelle pas, je pars sur la route pour voir si ça va pour elle."
M. Box se fait insulter plusieurs fois par semaine. "Get a car!" est l'insulte la plus courante. D'autres conducteurs lui crient: "Allez vous-en sur le trottoir!". "Ils ne savent pas que nous avons le droit d'être sur la route", conclut-il.
En vélo au royaume de l'automobile
Los Angeles - Faire du vélo à L.A., c'est choisir un monde parallèle d'où beaucoup de cyclistes ne sortent pas indemnes. Pour Stephen et Enci Box, le vélo est devenu un mode de vie.
La dernière fois qu'il a sorti son Volkswagen Westfalia, il y a deux ans, Stephen M. Box a senti que le moteur n'en n'avait plus pour longtemps.
Ce soir-là, il a stationné son véhicule dans le garage de son immeuble à logements, à Hollywood. Il a sorti ses effets personnels accumulés au fil des ans. Puis il a pris une décision surprenante et même héroïque à L.A.: ne pas s'acheter une autre voiture.
"Le Westfalia est encore là, dit M. Box. On va le visiter de temps en temps. C'est comme un petit musée pour nous. Un souvenir du temps où on avait besoin d'acheter de l'essence pour se déplacer."
Stephen Box et sa femme Enci se déplacent maintenant à vélo. À Los Angeles. Une ville grande comme un petit pays. Une ville où la voiture est si populaire qu'il n'est pas rare de frapper un bouchon de circulation en pleine nuit. Une ville où même les gens qui se promènent à pied sont suspects.
"L'autre jour, un conducteur a baissé sa fenêtre à m'a crié: "Hé! on n'est plus en Europe ici!", raconte M. Box. Je n'ai pas répondu. On s'habitue."
Du soleil toute l'année
Selon la carte météo de la région, L.A. devrait promouvoir le cyclisme. La ville compte en moyenne 329 journées de beau temps annuellement. Certains quartiers sont situés sur des côtes impressionnantes (Hollywood, Silverlake, Echo Park). Mais, de manière générale, Los Angeles est plat comme une pièce de 25 cents, et aussi facile à pédaler que les Pays-Bas.
Du moins en théorie. En pratique, ça se gâte. Les pistes cyclables sont difficiles à trouver. Elles ne relient pas les points importants de la ville. Les automobilistes sont toujours pressés et, jusqu'à ce que la loi soit modifiée cet été, toujours au cellulaire. Porter attention aux vélos autour d'eux ne figure pas dans leurs priorités.
Résultat: même si le prix élevé de l'essence a poussé des gens à prendre leur vélo plus souvent, cette année, le cyclisme reste une activité marginale dans la deuxième ville des États-Unis.
"Les gens n'ont pas une grande tradition de respect pour les cyclistes, explique Bill Rosendahl, conseiller à la Ville de Los Angeles. Maintenant, avec la crise de l'énergie, plusieurs citoyens commencent à aller au travail en vélo. C'est pourquoi il faut travailler ensemble et apprendre à partager la route."
Rouler dans la rue
Sur plus de 10 000 kilomètres de route dans le comté de L.A., à peine 700 sont dotés d'une piste cyclable, dont le quart est situé à l'extérieur des limites de la ville centre.
Le manque de pistes est si flagrant que la Ville permet aux cyclistes de rouler sur les trottoirs, souvent déserts, pourvu qu'ils n'aillent pas trop vite et ne mettent pas la sécurité des piétons en jeu.
Pour M. Box, qui tient un blogue sur le vélo (www.soapboxla.blogspot.com), même ces statistiques décevantes sont trompeuses. "Curieusement, ce sont les rues où il y a des pistes cyclables qui sont les pires. Vous avez les autos garées, les autobus, les voitures qui attentent qu'un stationnement se libère... C'est presque impossible de rouler sur la bande cyclable plus de deux minutes sans que quelqu'un ou quelque chose se mette dans votre chemin."
Lui a réglé la question: il roule dans la rue, en plein centre d'une voie, comme s'il conduisait une voiture.
"Los Angeles est la ville du "moi", dit-il. Les gens ne comprennent pas qu'un cycliste puisse rouler dans la rue, devant eux, devant leur auto! Ils vous regardent, lèvent les bras en l'air et font les gros yeux. Ils n'ont carrément jamais vu ça."
En tant que travailleur communautaire, M. Box doit se rendre aux quatre coins de la ville, souvent dans la même journée. Il dit faire facilement 50 kilomètres par jour, souvent plus. Il se rend à chaque réunion du conseil municipal et milite pour que la question du vélo soit mise à l'ordre du jour.
Par mesure de sécurité, sa femme et lui ont convenu de se donner un coup de fil chaque fois qu'ils arrivent à destination. "Comme ça, on sait que l'autre est en sécurité. Si ma femme ne m'appelle pas, je pars sur la route pour voir si ça va pour elle."
M. Box se fait insulter plusieurs fois par semaine. "Get a car!" est l'insulte la plus courante. D'autres conducteurs lui crient: "Allez vous-en sur le trottoir!". "Ils ne savent pas que nous avons le droit d'être sur la route", conclut-il.
mardi 23 septembre 2008
Des cyclistes mettent leur vie en danger
Le Reflet du Lac - Patricia Tremblay (Tribune libre)
Plus d'une fois je me suis retrouvée dans la voie inverse parce qu'un cycliste se trouvait presque au milieu de la voie de droite. (Pourquoi les cyclistes n'utilisent pas les pistes cyclables? 14 septembre 2008). Plusieurs cyclistes empruntent le chemin d'Austin qui, soit dit en passant, est dangereux pour eux. Ils se foutent complètement des automobilistes qui risquent des accidents pour les laisser monter une côte ou la descendre Il n'y a pas encore assez de pistes cyclables en Estrie, il faut en plus qu'ils roulent dans le chemin. Tout bien considéré, ils mettent leur vie en danger et la nôtre aussi...
Plus d'une fois je me suis retrouvée dans la voie inverse parce qu'un cycliste se trouvait presque au milieu de la voie de droite. (Pourquoi les cyclistes n'utilisent pas les pistes cyclables? 14 septembre 2008). Plusieurs cyclistes empruntent le chemin d'Austin qui, soit dit en passant, est dangereux pour eux. Ils se foutent complètement des automobilistes qui risquent des accidents pour les laisser monter une côte ou la descendre Il n'y a pas encore assez de pistes cyclables en Estrie, il faut en plus qu'ils roulent dans le chemin. Tout bien considéré, ils mettent leur vie en danger et la nôtre aussi...
lundi 22 septembre 2008
Les cyclistes font partie de la circulation
Le Reflet du Lac - Michael Sanderson (Tribune libre)
La raison qu'on roule sur les grandes routes, c'est parce qu'un vélo de route ne roule pas bien sur la poussière de roche. (Pourquoi les cyclistes n'utilisent pas les pistes cyclables?, 14 septembre 2008). Ils sont conçus pour l'asphalte, alors, ils ne peuvent pas rouler sur l'accotement en gravier, non plus. Un pneu de vélo de route est large de 20-25 millimètres seulement. D'ailleurs, nous cherchons des routes les moins achalandées que possible, mais parfois, il n'y a pas d'option. Le vélo a accès à toutes chaussées avec une vitesse jusqu'a 90km/h. Des cyclistes ne bloquent pas les autos, ils font partie de la circulation.
La raison qu'on roule sur les grandes routes, c'est parce qu'un vélo de route ne roule pas bien sur la poussière de roche. (Pourquoi les cyclistes n'utilisent pas les pistes cyclables?, 14 septembre 2008). Ils sont conçus pour l'asphalte, alors, ils ne peuvent pas rouler sur l'accotement en gravier, non plus. Un pneu de vélo de route est large de 20-25 millimètres seulement. D'ailleurs, nous cherchons des routes les moins achalandées que possible, mais parfois, il n'y a pas d'option. Le vélo a accès à toutes chaussées avec une vitesse jusqu'a 90km/h. Des cyclistes ne bloquent pas les autos, ils font partie de la circulation.
dimanche 14 septembre 2008
Pourquoi les cyclistes n'utilisent pas les pistes cyclables?
Le Reflet du Lac - Francis Gagnon (Tribune libre)
Je suis d'accord qu'il y ait un manque de civisme de la part des automobilistes au Québec. (Un cycliste réclame la courtoisie sur les routes). Mais, je me demande, pourquoi les cyclistes circulent sur des routes provinciales (à 80 ou 90 km/h) comme la 245, au lieu d'utiliser les pistes cyclables, qui leur sont exclusives et que nos taxes paient. En passant, il y a plus de 4000 km de voies cyclables au Québec.
Je suis d'accord qu'il y ait un manque de civisme de la part des automobilistes au Québec. (Un cycliste réclame la courtoisie sur les routes). Mais, je me demande, pourquoi les cyclistes circulent sur des routes provinciales (à 80 ou 90 km/h) comme la 245, au lieu d'utiliser les pistes cyclables, qui leur sont exclusives et que nos taxes paient. En passant, il y a plus de 4000 km de voies cyclables au Québec.
mardi 26 août 2008
Un cycliste réclame la courtoisie sur les routes
Le Reflet du Lac - Dany Jacques
Ce Magogois n'en peut plus. « Je suis tanné d'avoir peur pour ma vie. C'est inacceptable de se faire coller le guidon par un véhicule qui circule à 80 km/h », peste-t-il.
Michaël Sanderson déplore cette situation qui empire année après année. Il ne comprend pas qu'une belle région comme Memphrémagog, qui attire des touristes et des cyclistes pour la beauté de ses paysages, les éloignent par le comportement irrespectueux de ses automobilistes. Il aimerait obtenir le même respect que sur les routes ontariennes et de la Nouvelle-Angleterre.
Ce cycliste rappelle un incident qui aurait pu mal tourner. En circulant sur la route 245 entre Eastman et Bolton-Est, un camionneur a volontairement bifurqué vers sa droite pour frôler le cycliste qui a réussi à l'éviter en roulant sur l'accotement de gravier. « C'est épouvantable et très dangereux. Il n'avait même pas de voiture en sens inverse. De plus, il n'a même pas eu le courage de me parler lorsque je l'ai rencontré un peu plus loin », déplore-t-il.
M. Sanderson n'apprécie pas les camionneurs en général, mais souligne la courtoisie des conducteurs de la compagnie Excavations Hutchins. « Je me suis rendu à leur bureau pour les féliciter, mais je ne peux pas en dire autant de toutes les autres entreprises œuvrant dans le même domaine », signale-t-il. Il demande tout simplement un peu de patience de la part des automobilistes trop pressés. 20 secondes d'attente peuvent sauver une vie et éviter bien de tracas en cas d'accident.
Le Code de la sécurité routière oblige d'ailleurs les automobilistes à emprunter la voie opposée pour doubler un cycliste. La règle dicte aussi de ralentir ou d'arrêter en attendant de dépasser un cycliste de façon sécuritaire si un automobiliste ne peut s'engager dans la voie opposée.
À l'inverse, les engagements du cycliste consistent à respecter le Code de la sécurité routière, à partager la route avec les automobilistes avec courtoisie ainsi qu'à rouler à l'extrême droite de la chaussée dans le même sens que les véhicules à moteur.