lundi 22 septembre 2008

Les cyclistes font partie de la circulation

Le Reflet du Lac - Michael Sanderson (Tribune libre)

La raison qu'on roule sur les grandes routes, c'est parce qu'un vélo de route ne roule pas bien sur la poussière de roche. (Pourquoi les cyclistes n'utilisent pas les pistes cyclables?, 14 septembre 2008). Ils sont conçus pour l'asphalte, alors, ils ne peuvent pas rouler sur l'accotement en gravier, non plus. Un pneu de vélo de route est large de 20-25 millimètres seulement. D'ailleurs, nous cherchons des routes les moins achalandées que possible, mais parfois, il n'y a pas d'option. Le vélo a accès à toutes chaussées avec une vitesse jusqu'a 90km/h. Des cyclistes ne bloquent pas les autos, ils font partie de la circulation.

dimanche 14 septembre 2008

Pourquoi les cyclistes n'utilisent pas les pistes cyclables?

Le Reflet du Lac - Francis Gagnon (Tribune libre)

Je suis d'accord qu'il y ait un manque de civisme de la part des automobilistes au Québec. (Un cycliste réclame la courtoisie sur les routes). Mais, je me demande, pourquoi les cyclistes circulent sur des routes provinciales (à 80 ou 90 km/h) comme la 245, au lieu d'utiliser les pistes cyclables, qui leur sont exclusives et que nos taxes paient. En passant, il y a plus de 4000 km de voies cyclables au Québec.

mardi 26 août 2008

Un cycliste réclame la courtoisie sur les routes

Le Reflet du Lac - Dany Jacques

Le cycliste Michaël Sanderson réclame plus de respect et de courtoisie sur les routes de la région, car il craint pour sa sécurité.


Ce Magogois n'en peut plus. « Je suis tanné d'avoir peur pour ma vie. C'est inacceptable de se faire coller le guidon par un véhicule qui circule à 80 km/h », peste-t-il.

Michaël Sanderson déplore cette situation qui empire année après année. Il ne comprend pas qu'une belle région comme Memphrémagog, qui attire des touristes et des cyclistes pour la beauté de ses paysages, les éloignent par le comportement irrespectueux de ses automobilistes. Il aimerait obtenir le même respect que sur les routes ontariennes et de la Nouvelle-Angleterre.

Ce cycliste rappelle un incident qui aurait pu mal tourner. En circulant sur la route 245 entre Eastman et Bolton-Est, un camionneur a volontairement bifurqué vers sa droite pour frôler le cycliste qui a réussi à l'éviter en roulant sur l'accotement de gravier. « C'est épouvantable et très dangereux. Il n'avait même pas de voiture en sens inverse. De plus, il n'a même pas eu le courage de me parler lorsque je l'ai rencontré un peu plus loin », déplore-t-il.

M. Sanderson n'apprécie pas les camionneurs en général, mais souligne la courtoisie des conducteurs de la compagnie Excavations Hutchins. « Je me suis rendu à leur bureau pour les féliciter, mais je ne peux pas en dire autant de toutes les autres entreprises œuvrant dans le même domaine », signale-t-il. Il demande tout simplement un peu de patience de la part des automobilistes trop pressés. 20 secondes d'attente peuvent sauver une vie et éviter bien de tracas en cas d'accident.

Le Code de la sécurité routière oblige d'ailleurs les automobilistes à emprunter la voie opposée pour doubler un cycliste. La règle dicte aussi de ralentir ou d'arrêter en attendant de dépasser un cycliste de façon sécuritaire si un automobiliste ne peut s'engager dans la voie opposée.

À l'inverse, les engagements du cycliste consistent à respecter le Code de la sécurité routière, à partager la route avec les automobilistes avec courtoisie ainsi qu'à rouler à l'extrême droite de la chaussée dans le même sens que les véhicules à moteur.

mardi 5 août 2008

La sécurité routière à vélo

Le Nouvelliste - Elizabeth Marineau

Contrevenants par ignorance
La Sécurité publique de Trois-Rivières incite à la vigilance

Trois-Rivières - Ils traversent aux feux rouges, roulent, invincibles, les écouteurs dans les oreilles, oublient de signaler leurs intentions... Chaque année, les utilisateurs des voies cyclables sont témoins de comportements qui violent le code de la sécurité routière. La plupart du temps, les contrevenants eux-mêmes ignorent qu'ils sont en train d'enfreindre la règlementation, et dans la pire des cas, ils en font fi, se croyant à l'abri des infractions et des sanctions.

Année après année, c'est la même rengaine. "Il y a beaucoup de gens qui ne sont pas au fait que ce type d'infractions existe, indique l'agent Michel Letarte, porte-parole de la sécurité publique de Trois-Rivières. J'ai croisé ce midi un cycliste qui traversait la rue Bellefeuille pour aller au centre commercial. De un, il n'a pas fait son arrêt obligatoire, il a continué son chemin. De deux, il avait un baladeur sur les oreilles. Je l'ai interpellé, et il a vraiment été surpris d'apprendre ça", raconte l'agent. "Je pense qu'en quelque part, les gens en sont conscients, mais chez certaines personnes, il s'agit plutôt d'insouciance", ajoute-t-il.

De fait, plusieurs infractions au Code de la sécurité routière sont les mêmes tant pour les automobilistes que les cyclistes et autres utilisateurs des voies cyclables. La 5e édition du Guide de sécurité à vélo, disponible gratuitement dans tous les bureaux de la Société de l'assurance automobile du Québec, mentionne notamment les infractions suivantes: circuler sur un trottoir, circuler en sens inverse de la circulation, circuler avec des écouteurs ou un baladeur, omettre de signaler ses intentions (arrêt et virage) et omettre de tenir constamment le guidon. Dans tous les cas, le non-respect de ces points entraîne des pénalités de 15 à 30 $. D'autres types d'infractions peuvent également entraîner la perte de points d'inaptitude au permis de conduire.

Pour le moment, il est impossible de connaître le nombre d'infractions que les policiers ont distribué sur le territoire de Trois-Rivières aux contrevenants à vélo. Aussi l'agent Letarte affirme qu'une certaine tolérance est exercée par les policiers. "On n'ira pas à la chasse aux contrevenants à vélo, mais ça fait partie du travail, précise-t-il. Des agents sont attitrés à l'application de la réglementation pour la sécurité routière. Il arrive que des constats d'infraction soient émis à des cyclistes qui ne respectent pas la réglementation." L'agent prend l'exemple de l'équipement de visibilité obligatoire: "Pour être conforme, une bicyclette doit être munie des réflecteurs et des phares lorsque les gens circulent le soir et la nuit. En ce qui concerne l'application, on voit rarement un policier arrêter quelqu'un parce qu'il n'a pas son phare blanc... C'est une question de responsabilité; on essaie plus de responsabiliser les gens face à leurs obligations", mentionne-t-il.

Ainsi, l'agent Letarte croit qu'il faut miser sur la sensibilisation plutôt que d'entamer des mesures répressives. Dans cette optique, il rappelle la présence de la patrouille à vélo, des civils présents entre autres sur la piste cyclable qui sévissent par le biais de l'information, n'ayant pas le pouvoir d'émettre des contraventions. "Ils parlent beaucoup avec les cyclistes pour leur donner des consignes et les conseils d'usage pour la sécurité routière à vélo. Ils les incitent à respecter la réglementation, font aussi de la prévention, ont un rôle d'assistance lorsque le besoin est là. Dans les cas extrêmes, ils font appel à nos services, car ils sont en lien avec nous", explique le porte-parole.

L'agent enjoint donc à la vigilance réfléchie. "Il ne faut pas ne pas faire quelque chose juste au cas où la police serait sur le coin de la rue à vous surveiller. Il ne faut pas se dire: "Je fais mon arrêt parce que si je ne le fais pas, la police qui est sur le coin va m'arrêter". C'est plutôt: "Je fais mon arrêt, car si je ne le fais pas, je vais couper la route à quelqu'un et peut-être causer un accident"", conclut-il.

mercredi 9 juillet 2008

Rouler en paix

La Presse - Nathalie Collard

Chaque été c'est la même chose. Il faut un accident malheureux pour se rappeler que la cohabitation auto-vélo ne va pas de soi. Ce n'est pas de la mauvaise volonté, du moins pas toujours. Il y a aussi la distraction, l'impression que la route nous appartient, une certaine désinvolture ainsi qu'une absence de respect des règles de base du Code de la sécurité routière.

Or si Montréal veut se positionner comme une ville de vélo, il faut plus que des kilomètres de pistes cyclables et des supports à vélos disséminés dans l'île. Il faut avant tout que les cyclistes s'y sentent en sécurité.

Aux yeux d'encore trop d'automobilistes, les vélos sont un mal nécessaire qu'ils "tolèrent". Ils ne "partagent" pas la chaussée, ils en "cèdent" une petite parcelle, parce qu'il le faut bien.

D'autre part, aux yeux d'encore trop de cyclistes, les automobilistes sont tous des fous dangereux qui méprisent les "granos à vélo". C'est encore trop souvent la guerre ouverte entre les deux clans qui ont tous les deux du chemin à faire pour se comprendre.

Commençons par les cyclistes. Ils n'ont pas le choix : ils doivent être hyper-prudents, plus prudents encore que les automobilistes. Leur vulnérabilité les y oblige. Or on compte beaucoup de fous du volant chez les cyclistes. Il faut circuler sur une des pistes bondées du Plateau pour comprendre à quel point les imprudents ne sont pas tous derrière un volant. Est-ce le sentiment d'être vertueux parce qu'on circule à deux roues qui nous donne tous les droits sur la route?

Cette attitude doit changer. Si les voitures sont interdites sur les trottoirs et doivent absolument arrêter aux arrêts à l'intersection, les vélos aussi. De la même façon, les vélos qui roulent à une vitesse excessive en faisant fi de la sécurité d'autrui (cyclistes, automobilistes ou piétons) devraient être punis. Le Code de la sécurité routière doit s'appliquer à tout le monde.

De leur côté, les automobilistes doivent cesser de croire qu'ils accordent une faveur aux cyclistes en partageant la route avec eux. Il faut s'en rappeler lorsqu'on fait un virage, lorsqu'on freine brusquement et surtout, lorsqu'on ouvre sa portière. C'est un réflexe qu'il faut absolument développer et la SAAQ serait bien avisée de lancer une campagne de sensibilisation à ce sujet : pourquoi pas des autocollants bien en vue sur le tableau de bord?

De son côté, le gouvernement fédéral devrait étudier la possibilité d'obliger les constructeurs de voiture à installer un avertissement dans les véhicules : un message enregistré lorsqu'on coupe le moteur pourrait sans aucun doute sauver des vies. On a bien développé une technologie pour nous rappeler de ne pas oublier d'éteindre les phares ou de retirer les clés, alors pourquoi pas un petit signal ou une voix pour nous rappeler qu'il faut regarder avant d'ouvrir sa portière?

Au cours des prochaines années, le vélo risque de prendre encore plus de place dans la vie de la ville. Il faut donc développer des réflexes qui s'imposent. Le vélo n'est pas une mode, c'est un moyen de transport aussi légitime que la voiture. Dans un monde idéal, les cyclistes se déplaceraient tous sur des voies aussi belles et confortables que la piste de Maisonneuve ou celle de l'avenue du Parc. Mais voilà, la Ville a beau couvrir les artères principales de pistes cyclables, il restera toujours des rues où voitures et cyclistes devront cohabiter. Et la cohabitation commande le respect mutuel.

lundi 16 juin 2008

Le vélo, une activité qui gagne en popularité

Le Nouvelliste - Martin Robert

La route, ça se partage!

Trois-Rivières - Signe que l'activité gagne en popularité, les cyclistes sont de plus en plus nombreux sur nos routes. Hélas, la cohabitation entre cyclistes et automobilistes n'est pas toujours facile. Sans compter qu'elle exige la plus grande vigilance.
Il faut savoir qu'en matière de sécurité à vélo, les cyclistes ont la même obligation que les automobilistes: observer le code de la sécurité routière, à savoir le respect de la signalisation.

Si les automobilistes ont tendance à ignorer la présence des cyclistes sur les routes à l'extérieur des villes, à les coller sur le bord même quand il n'y a pas de trafic en sens inverse alors que la loi exige qu'un dépassement en bonne et due forme soit effectué dans ces circonstances, les cyclistes ne sont pas en reste en ville où ils brûlent des feux rouges, ne respectent pas les arrêts obligatoires et roulent souvent en sens inverse de la circulation.

La sécurité à vélo, cependant, c'est aussi de voir à ce que l'équipement soit en ordre et bien se protéger, notamment avec le port du casque et de vêtements voyants.

Le ministère des Transports du Québec a publié une brochure, Guide de sécurité à vélo, que les usagers peuvent se procurer dans les tous points de service de la SAAQ du Québec.

On y démontre comment faire du vélo en toute sécurité. S'il n'est que suggéré, il faut savoir que le port du casque peut éviter des blessures sérieuses et même mortelles. On dit que les blessures à la tête sont la cause d'environ 60¬% des décès chez les cyclistes.

Et encore, il faut porter un casque approprié. Le MTQ suggère le port d'un casque portant l'une des sanctions suivantes: CSA, CPSC, ASTM, EN ou SNELL.

La mise en place d'un phare et de lumières de sécurité est aussi fortement recommandée, d'autant que 29 % des accidents mortels chez les cyclistes surviennent après la tombée du jour. Il est obligatoire de munir son vélo d'un phare blanc à l'avant et d'un phare rouge à l'arrière, en plus des réflecteurs sur les roues du vélo.

En 2007, on dénombrait 14 décès et 132 blessés graves. Des accidents mortels, 55 % se produisent à une intersection. Depuis 2002, on a conservé une moyenne de 2500 blessures à la suite d'accidents de vélo, ou accrochage entre un véhicule automobile et un vélo, dont 29¬% impliquant des jeunes de six à 17 ans. Dans 60 % des cas, les blessures à la tête ont causé la mort des victimes, ou des blessures graves dans 30¬%, dont le tiers à des jeunes de 15 ans et moins. Il faut noter que 85¬% des accidents surviennent en milieu résidentiel ou commercial.

À vélo comme en auto...
À vélo comme en auto, il y a des règles à respecter comme l'obligation d'emprunter la voie cyclable lorsque la chaussée en comporte une, et de signaler ses intentions comme tourner, à gauche ou à droite, ou de s'arrêter. Il faut toujours circuler dans le sens de la circulation et à la file quand on roule en groupe.

Il existe une signalisation propre au cyclisme, et les cyclistes peuvent en prendre note en consultant le Guide de sécurité à vélo. Ce guide de sécurité s'adresse aussi aux adeptes de la trottinette motorisée, du patin à roues alignées, du ski et de la planche à roulettes de même que du véhicule-jouet. Ces derniers sont tous interdits sur la chaussée. Le guide mentionne aussi que les enfants de moins de neuf ans devraient toujours circuler à vélo en compagnie d'adultes responsables.

mardi 20 mai 2008

Une Randonnée du silence pour passer un message

La Tribune - Pascal Morin

Le silence sera d'or demain alors qu'un cortège de cyclistes défilera dans la ville, le tout en silence, afin de rendre hommage aux trop nombreux amateurs de vélo disparus sur nos routes.

Comme à chaque printemps depuis quatre ans, le Club cycliste de Sherbrooke organise en effet sa Randonnée du silence qui a non seulement pour objectif de se rappeler des victimes décédées en pratiquant leur sport favori, mais également de sensibiliser les automobilistes au partage de la route avec les cyclistes. Escorté par les policiers, le convoi de vélos partira à 18 h du IGA de la rue King Ouest, pour terminer son parcours au centre-ville dans le stationnement de la SAQ.

Des activités semblables seront organisées un peu partout au Québec au cours des prochains jours.

"Nous avons été les précurseurs au Québec à instaurer la Randonnée du Silence avec les Vélomanes de Sainte -Julie et les Cyclones de Granby, souligne l'un des organisateurs de l'événement, Richard Fortier. Avec nos actions concertées, nous sommes en mesure de constater qu'il y a, depuis quatre ans, une amélioration sensible de l'attitude des conducteurs face aux cyclistes.

"Nous avons toujours insisté sur la fait que les conducteurs ne sont pas des imbéciles, mais plutôt des gens qui ignorent le code la sécurité routière. Alors nous nous sommes donnés comme objectif de faire connaître l'article 341 du code de la sécurité routière du Québec", ajoute-t-il.

Cet article du code de la sécurité routière du Québec stipule justement que les conducteurs ne peuvent dépasser un cycliste à l'intérieur d'une même voie à moins qu'il n'y ait un espace suffisant pour effectuer la manoeuvre sans danger. Il donne également la permission aux conducteurs de franchir une ligne double pour le dépassement d'un cycliste. Le tout, évidemment, en s'assurant de ne pas prendre de risque inutile.

Tous concernés
M. Fortier insiste sur l'importance pour tous les utilisateurs de la voie publique de prêter une oreille attentive au message des porte-paroles de l'événement qui sont cette année Pierre Turgeon, journaliste sportif à La Tribune, et Mireille Roberge, animatrice à TVA Sherbrooke. Tous deux sont évidemment des cyclistes accomplis.

"Au Québec, il y a plus d'un vélo par personne, ce qui fait que tôt ou tard un parent, un ami, ou un frère se retrouvera sur la route. Quand vous croisez un cycliste ou un groupe de cyclistes, soyez aussi prudents en les dépassants dans l'autre voie, que si c'était quelqu'un de votre famille, souhaite l'organisateur. Les cyclistes ne demandent que de la tolérance à leur égard, et ils le vous rendront bien. Chaque année nous apporte son lot d'accidents impliquant véhicules et cyclistes. Ceux-ci pourraient être évités si on faisait la paix."